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Dans cet article, je te dis pourquoi nous les femmes, nous nous mettons la pression au boulot et à la maison.

Je t’expliquerai qui sont les véritables responsables des comportements qui t’envoient directement en burn-out ou en dépression.

Je te présenterai les drivers : ces injonctions inconscientes qui flinguent ton bien-être, ta santé mentale et ta santé tout court.

Je te parlerai également du syndrome de l'imposteur et comment il pourrit ta vie au quotidien.

Je te montrerai que 5 de tes habitudes les plus anodines te mettent une pression de dingue sans que tu t’en rendes compte.

Et surtout, je te donnerai 17 pistes pour en finir avec tout ça et retrouver très vite une vie plus sereine et plus légère.

Pour toi, le syndrome de l'imposteur, c'est un problème professionnel.

Tu penses que ça ne te concerne pas.

Au boulot, tout baigne.

Tu te sens légitime, à ta place.

Tu penses que ça ne touche que certaines professions ou certains profils de femmes.

Mais pas toi.

Tu en es sûre ? Fais le test ici ! 

Les résultats de ton test indiquent que tu es touchée par le syndrome de l'imposteur?

Pas de panique !

==) Je te donnerai dans cet article une super ressource pour arrêter de te mettre la pression au travail.

Si les résultats du test sont négatifs : tant mieux !

Sauf que…

Tu peux très bien ne pas en être victime au boulot mais subir ses attaques sans le savoir, ailleurs dans ta vie.

Aïe.

Et, si tu en souffres au boulot, tu répètes sans doute les mêmes schémas de comportement dans ta vie quotidienne.

Re-aïe.

Pourquoi ?

Parce que ça relève du même noyau, de la même blessure.

Blessure à ton estime perso, ta confiance en toi.

Cette blessure, tu la trimballes partout avec toi.

Elle impacte ta manière de penser.

Et donc, tes comportements.

Blessée, tu prends l’habitude de faire un peu plus attention, d’être un peu plus vigilante.

Tu déploies des stratégies pour protéger la zone sensible et te protéger toi.

Mais ce faisant, tu perds un max d’énergie.

Alors, comment savoir si le syndrome de l'imposteur pourrit en toute impunité ta vie quotidienne ?

Voici quelques indices :

  • Tu te sens constamment surmenée, submergée, épuisée ?
  • Ta vie est une course à 100 000 à l'heure?
  • Ton job, les courses, les repas, ta famille, ton couple, tes activités, ton sport, tes loisirs, tes projets persos, les week-ends aussi remplis que les semaines... ; pfiouuu !

Mais bon sang, comment font les autres pour arriver à tout gérer ?

Tu te poses cette question ?

Le syndrome de l'imposteur squatte sans doute chez toi !

Là où tu ne l’attends pas.

Dans ton salon, dans tes relations, dans tes loisirs.

Même dans ton lit!

  • Le miroir qui susurre qu’on les voit tes rides, maintenant ou que cette robe te fait un gros cul, c’est lui.
  • Sortir le samedi soir, même si tu es fatiguée mais « viens ça te fera du bien ! », c'est lui.
  • Cette série d'abdos que tu raccourcirais bien parce que là vraiment tu morfles mais « faut continuer parce que c'est quand ça fait mal que ça marche », c'est lui.
  • Collecter à 23h des photos de T-rex pour l'exposé sur les dinosaures que ton fils aurait dû faire depuis 15 jours et qu'il doit rendre demain, c’est lui.
  • Ta copine cannibale qui te téléphone dès que tu rentres du boulot pour te parler d'elle, uniquement d'elle, pendant des heures, c'est lui.
  • Cette appli qui te force à faire 10 000 pas par jour, c'est lui.
  • La petite voix qui te dit de renoncer à ton dessert « parce que tu as déjà mangé assez de calories aujourd'hui », c'est lui.
  • La décision de faire l'amour ce soir alors que t'as pas envie mais « il faudrait quand même parce que ça fait longtemps… », c'est encore lui !

Je vais te montrer

  • pourquoi tu ne le vois pas venir et tu le laisses foutre le bordel dans ta vie en toute impunité;
  • qui sont les drivers : ses 5 comparses qui truffent le joli jardin de ta joie de vivre de mines qui t’explosent à la figure tous les jours;
  • quelles sont les 5 habitudes les plus sournoises qui te mettent une pression de dingue sans même que tu t'en rendes compte.

Et surtout je vais t'expliquer quoi faire pour éradiquer ces parasites et retrouver une vie plus douce.

Les drivers, c’est quoi ?

Les drivers, ce sont des injonctions inconscientes inoculées par ceux qui nous ont éduquées.

Ce sont des modes de fonctionnement basés sur les croyances, les préjugés, les peurs le plus souvent inconscientes de nos parents et de nos éducateurs.

Un driver, c'est comme une sorte de pilote automatique qu'on aurait activé dans ton enfance et que tu n'aurais jamais éteint.

Ainsi aujourd'hui, bien que tu aies l’impression d’être aux commandes de ton véhicule, c'est lui qui en réalité continue à piloter la plupart de tes comportements.

L'analyse transactionnelle a défini 5 drivers les plus courants :

  1. Sois forte.
  2. Fais plaisir.
  3. Sois parfaite.
  4. Fais des efforts.
  5. Dépêche-toi.

Sois fort(e) : “Prends sur toi”, “Il faut être courageux(se)”, “Reste digne, une femme ne se met pas en colère”, “Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts” « Ne lâche rien ».

Fais plaisir : “Sois gentil(le)”, “Fais plaisir à…”, “Tu me fais de la peine”, “Ne sois pas égoïste” « Tu peux bien faire ça pour moi ».

Sois parfait(e) : “Tu peux mieux faire”, “Tant qu’à faire autant que ce soit bien fait”, “C’est pas mal, mais j’attendais mieux de toi”, « Tu serais mieux avec trois kilos de moins ».

Fais des efforts : “Quand on veut, on peut”, “Allez, encore un effort !”, “Il faut travailler dur pour réussir”, “Donne-toi du mal”, « Au resto, je ne prendrai qu’une salade ».

Dépêche-toi : “Allez, plus vite”, “On n’a pas le temps, “Le temps c’est de l’argent », « Ça doit être prêt dans une heure ».

En réalité, des drivers, il y en a des centaines.

Tous plus spacecakes les uns que les autres.

Délicieusement pernicieux et tordus.

Florilège :

  • Ne réussis pas.
  • Ne dépasse pas tes parents.
  • Ne montre pas tes émotions.
  • Ne ressens rien.
  • Ne sois pas toi-même.

Bref un ramassis de missions impossibles qu'on pourrait résumer par : « sois une humaine qui n’existe pas ou sois humaine mais ne le sois pas ».

Heu… ?

Mais, pourquoi as-tu avalé ces boas ?
  • Parce qu’on te les a fourrés dans la tête quand tu étais enfant.
  • Alors que ton cerveau était en train de constituer sa vision du monde première, de se construire.
  • Tu n'avais pas la capacité biologique, et donc psychologique de faire la part des choses.

Alors tu as tout pris, en bloc.

La plupart de ces injonctions semblent aberrantes à l'adulte que tu es aujourd'hui.

Pourtant elles ont permis à d'autres adultes : parents, enseignants, ancêtres de fonctionner.

Et si elles se sont perpétuées, c'est parce que ces modes de fonctionnement avaient pour but premier d’assurer la protection et donc la survie des individus concernés.

Prenons l'exemple du driver « dépêche-toi » qui t’épuise aujourd’hui.

Il y a 40 000 ans, ce driver était fondamental quand il s'agissait de cueillir un maximum de baies, de noix, de fruits durant les courtes périodes où ces nourritures étaient disponibles en vue d’assurer les moments de pénurie où toute la tribu crèverait la dalle.

"Dépêche-toi" était le mode de protection de base quand on devait traverser des zones exposées aux prédateurs.

Le problème avec les drivers, c'est qu'on les pousse aujourd’hui à leur paroxysme, dans un contexte qui ne requiert pas/plus ou peu leur usage.

Ils se transforment alors en Gremlins qui dévorent ton énergie et ta joie de vivre.


Mais pourquoi laisses-tu ces drivers en liberté dans ta vie ?

Tout simplement parce que tu ne sais pas qu'ils sont là !

Les drivers se nichent dans ton inconscient parmi le fatras :

  • de tes mécanismes comportementaux instinctifs : « d’abord pipi puis brosser les dents » ;
  • des habitudes que tu n'as plus remises en question depuis bien longtemps : « on a toujours fait comme ça » ;
  • de tes croyances limitante : « il faut travailler dur pour réussir » ;
  • de tes idées toutes faites : « l'argent ne fait pas le bonheur » ;
  • de tes préjugés : « les hommes sont plus doués en maths que les femmes ».

Même si tu crois prendre des décisions rationnelles grâce à ton fabuleux et très évolué cortex préfrontal, la cruelle vérité c'est que tu es pilotée comme nous toutes par ton inconscient.

A plus de 90%.

Tu es donc une humaine rationnelle dont plus de 90% des actes sont décidés par la partie irrationnelle de ton cerveau.

Un peu comme si tu étais assise sur un éléphant.

Tu penses que tu pilotes l'éléphant mais en vrai c'est l'éléphant qui décide où il va et toi, ben, tu essaies juste de ne pas tomber de l'éléphant.

Et c'est déjà pas mal.


Quel rapport entre les drivers et le symptôme de l'imposteur ?

La particularité des drivers c'est que tu n'arrives jamais à les satisfaire complètement.

Tu n'es jamais « assez » : parfaite, forte, rapide.

Ou tu n'en fais jamais assez.

Ça nourrit un sentiment d'insatisfaction chronique.

Qui sabote:

  • ton estime de toi : « je ne suis pas assez bien »;
  • ta confiance en toi : « je n'y arrive pas »;
  • et ton sentiment de valeur personnelle : « je ne vaux rien ».

Le trio de zakouskis préférés du syndrome de l'imposteur.

Le syndrome de l'imposteur distille le sentiment que tu es illégitime (parce que tu ne vaux rien, n’en fais pas assez, n’y arrives pas) et qu'on va finir par te démasquer.

Exemple :

« « J'ai laissé mon fils hier toute la journée devant la télé avec des chocapic : je suis une mauvaise mère, tout le monde va finir par s'en rendre compte. »

==)

  • Si tu doutes de ta valeur ;
  • si tu essaies d'en faire toujours plus voire trop pour prouver que tu es quelqu'un de bien, quelqu'un de valable ;
  • ou que tu travailles fort pour devenir « la meilleure version de toi-même » (l'expression favorite des gourous du développement personnel de supermarché) ;

alors, le syndrome de l'imposteur est sûrement en ce moment même en train de te caresser les fesses.

Je t'en parlerai dans un prochain article mais je peux déjà te dire que la meilleure version de toi-même c'est celle qui est en train de lire cet article, alors arrête de te mettre la pression, Tu es parfaite !

Et hop ! Déjà une chose de réglée !

Tu vois ça peut aller vite, hein ! 😊


Comment reconnaître qu'un driver est en train de te voler le manche, là tout de suite ?

Indice numéro 1, imparable : ton corps qui se contracte.

Dès que, lors d'une activité ou une interaction sociale, tu sens une contraction physique, une perte d’énergie, une oppression respiratoire; que tu transpires, que tu as soif, que tu t’agites : alerte.

Indice numéro 2 : le cerveau qui s’affole.

Un driver qui te pilote génère des conflits internes qu’on appelle des impasses.

Tu te sens tenaillée par un dilemme, partagée entre :

  • tes besoins/désirs et tes obligations réelles ou supposées,
  • ce que l'on te demande et tes valeurs/besoins/désirs.


Dans le chapitre qui suit, je débusque 5 de tes habitudes les plus sournoises qui te mettent un max de pression.

Nous allons démasquer ensemble les drivers tapis derrière.

Et je vais te montrer comment reprendre illico le contrôle et retrouver un esprit libre et serein.

Les 5 habitudes d’apparence anodine qui te mettent une pression de dingue.

  1. La to do list sans fin/ l’agenda obèse.
  2. Vouloir tout faire toute seule.
  3. Vouloir faire plaisir à tout le monde.
  4. Vouloir être toujours productive.
  5. Courir dans tous les sens.

La to do list sans fin/ l’agenda obèse.

Driver : dépêche-toi/ fais des efforts/ soit parfaite

Un agenda surbooké et une to do list à rallonge sont des traitres moustachus :

Pourquoi ?

  • Parce qu'ils génèrent un faux sentiment de confiance égotique : «Moi j'ai une vie bien remplie, je suis quelqu’un qui a beaucoup à faire, je suis quelqu’un d’important … »
  • Parce qu'ils apportent des satisfactions immédiates : un petit pshit de dopamine (circuit de la récompense) chaque fois qu'une petite tâche (même idiote, inutile ou débile) est accomplie.

Mais, au final, ce qui prédomine c'est un sentiment d'insatisfaction.

  • Parce que la liste n'est jamais terminée.
  • L’agenda ne désemplit pas (demain sera pareil).
  • Et si tu as effectué plein de petites choses, qu’as-tu accompli ?

==) Sentiment de ne jamais y arriver : insatisfaction, frustration, dévalorisation.

Les questions à se poser :

  • Est-ce réellement important ?
  • Est-ce que cela doit être fait aujourd'hui ?
  • Est-ce réellement urgent ?
  • Est-ce absolument toi qui dois faire ça ?

L’antidote :

3 items par jour MAX :

  • une tâche importante en rapport avec un objectif à long terme, un projet qui te tient à cœur, quelque chose qui a un sens profond pour toi (ta priorité : à laquelle tu vas consacrer le maximum de ton temps/ énergie ou que tu fais passer AVANT tout le reste)
  • une tâche urgente (que tu tiens absolument à régler ou que tu dois absolument faire aujourd'hui et toi seule peut la faire)
  • un moment pour toi ! (Un moment de plaisir, de relaxation, de repos de pause, rien que pour toi)

Et, c'est tout.

Pour le reste :

  1. Tu reportes ==) éventuellement à un jour fourre-tout que tu prévois une fois par semaine ou une fois tous les 15 jours. Ce jour-là, tu fais un maximum de ces petites corvées et à la fin de la journée, tu supprimes celle qui ne sont pas faites ou tu les reportes au prochain jour fourre-tout.
  2. Tu délègues ==) voir si dessous.
  3. Tu supprimes ==) tu dégaines le « tant pis ». 
    • Non on n'ira pas dîner chez ta soeur ce week-end. 
    • Non je ne vais pas téléphoner à ma mère chronophage aujourd'hui.
    • Non, je n'irai pas à ce cours de feutrage de poils de touffes.  
    • Non, je n’ai pas envie de repasser, on portera nos fringues comme ça. 

....



Vouloir tout faire toute seule.

Driver : sois forte.

Vouloir tout faire toute seule dénonce :

  • un profond sentiment d'insécurité personnelle : une part de toi se sent en danger. Dès lors, tu essaies d’hyper-contrôler tout ton environnement. A « ta » manière : plus sécurisante pour toi que celle des autres.
  • une hyper exigence envers toi et envers les autres basée sur une faille de ton estime perso :  Tu (dois être) es Wonder Woman (sinon tu n’es rien: humaine n’est pas une option). Les autres ne sont pas aussi bien que toi. Toi seule (à part Hulk) peut le faire parfaitement. Si d'autres le font, ce ne sera pas aussi bien fait.
  • un sentiment biaisé de pouvoir illusoire : « Si je fais tout, toute l'organisation repose sur moi, donc c'est moi qui décide, donc c'est moi la chef. »

Les questions à se poser :

  • Est-ce vraiment à moi de faire ces tâches-là ?
  • Est-ce que ça ne relève pas de la responsabilité de mes enfants ? Mon-ma conjoint-e ? Colocataire ? Parent ? Collègue ? Dieu ?
  • Pour quelle raison est-ce que je répugne à ce point à demander l'aide qui me revient ?

L’antidote :

  1. Déléguer/ responsabiliser.
  • Tu n'es pas la servante de ta famille, tes amis...
  • Responsabilise et autonomise tes enfants si tu en as.
  • Invite les personnes qui vivent sous le même toit que toi à prendre leur part à la bonne marche de la maison.

           2. S'appuyer sur la force du groupe et des réseaux : tournantes de baby-sitting/ de                             préparation de repas/ relais de parents-taxis/ co-voiturages.

           3. Négocier. Ok, les enfants ont envie de faire telle ou telle activité.

A eux de mettre en place un système qui leur permettra d'être autonome dans cette activité de façon que tu ne transformes pas en taxi. A eux de gérer leurs affaires : linge (et lessives correspondantes), équipement de sport ou de loisirs…

          4. Demander de l'aide, en passant par l’échange si c’est plus facile pour toi : peinture de ton               salon en échange d’un souper spaghetti pour les peintres.

....


Vouloir faire plaisir à tout le monde.

Driver : Fais plaisir.

La différence bien sûr, tu la connais.

  • Quand tu fais plaisir à quelqu'un avec joie, ça te fait plaisir à toi, tu te sens heureuse de le faire, tu sens que c'est juste.

Tu es alignée avec toi-même.

Ca te convient, ça te fait du bien.

  • En revanche, quand tu te forces, quand tu te sens obligée soit parce que tu penses que tu dois le faire, soit parce que tu es manipulée, tu sens très vite une contraction.

Cela ne te rend pas tellement heureuse de faire plaisir.

Tu dois te motiver pour le faire.

Tu as envie de procrastiner.

Tu es mue par la culpabilité, ça ne vient pas d’un élan, de la joie.

Peut-être même éprouves-tu un sentiment de regret parce que ça t'oblige à renoncer à quelque chose que tu aurais préféré faire.

Au final, ce n'est pas génial.

Au mieux, du soulagement quand c’est terminé, ou un léger malaise voire de la rancœur, ou le sentiment que tu te sacrifies.

Les questions à se poser :

  • Est-ce que je sens une énergie qui me pousse à le faire ou au contraire est-ce que je rechigne ?
  • Est-ce que je ne me prive pas de quelque chose de fondamental pour moi pour le faire ?
  • Est-ce que je dois réellement le faire de cette façon, aux conditions de la personne ou puis-je adapter ?
  • Est-ce que j'ai le sentiment de ne pas être totalement libre dans ma réponse ?

L’antidote :

  1. Être authentique plutôt que gentille.

Décider que ta priorité est d'être en accord avec toi-même. Renoncer ainsi au fantasme d’être toujours en accord avec les autres. En revanche, faire le choix d’être honnête avec les autres.

  • Si cela te convient réellement : tu le dis franchement.
  • Si cela ne te convient pas: tu le dis tout aussi franchement.

Tu laisses ainsi à l'autre l’entière responsabilité de ses propres ressentis, de ses propres réactions face à ta réponse.

           2. Prendre le temps de la réflexion.

Tu n'as pas toujours dans l'instant tous les paramètres pour prendre la bonne décision. Tu peux toujours demander et t'octroyer un temps de réflexion histoire d'avoir les idées bien claires et de prendre la décision dans les meilleures conditions possibles pour toi.

Et pour l'autre.

           3. Proposer une alternative.

Dans l'absolu, tu sens que c'est juste d'aider la personne, de répondre à sa demande mais pas aux conditions exposées. Tu peux dès lors amener une proposition d'alternative : « Non je ne peux pas faire ceci, comme ça ou à ce moment-là mais je peux le faire comme ceci, de cette façon à ce moment-là, cela te convient ? »

....


Vouloir être productive.

Driver : Fais des efforts.

Poussée par une société productiviste qui prône le multitâche, tu peux considérer qu'il est nécessaire de t'accomplir et pour cela d'être toujours productive, de faire des choses utiles, jusque dans tes loisirs.

Qui doivent être rentables : non seulement tu dois te reposer, te ressourcer mais en plus ce que tu fais pendant tes loisirs doit servir à quelque chose.

  • OK pour limacer devant Netflix mais une série en VO de façon à parfaire ton danois.
  • Plutôt que de te reposer à ton heure de déjeuner, profites-en pour faire 1h de sport.
  • Tu adores rester des heures au téléphone à papoter avec ton amie ? Ok mais fais-le de ta voiture : le kit mains libres n'a pas été inventé pour rien et comme ça tu rentabilises ton trajet. (Même si vous finissez éreintées toutes les deux avec les oreilles qui bourdonnent tellement le son est épouvantable et que ton amie finissant par avoir la désagréable sensation de n’être qu’une corvée calée dans ta to do list et non plus le petit moment privilégié de ta vie, ne décrochera plus quand tu l’appelles.)

En tant qu’être vivant, ta seule obligation (et encore), c'est de te maintenir en vie.

Les animaux l'ont bien compris : ils font le strict nécessaire pour se nourrir et se reproduire ; le reste du temps, ils jouent, ils dorment, ils profitent du fait qu'ils sont simplement vivants.

Nous, les êtres humains, une fois nos besoins primaires satisfaits, nous nous devons de donner un sens à notre vie et de rendre celle-ci la plus heureuse et la plus accomplie possible.

Et même si notre vie ne ressemble en rien à la famille Nutella où au troupeau des Kardashian, tout au moins sommes-nous priées de progresser.

  • Augmenter ton chiffre d'affaires.
  • Diminuer la taille de tes cuisses.
  • Acheter une plus grosse voiture.
  • Upgrader les marques de tes vêtements.
  • Etre plus écolo.
  • Plus éveillée spirituellement.
  • Moins ménopausée…

Je te rappelle que vivre ta vie comme tu l’entends est ton droit le plus strict.

Tu as tout à fait le droit si tu le souhaites de te contenter de ne rien faire de tes journées. De savourer simplement le fait de respirer. De péter. D’être vivante.

Et basta.

Les questions à se poser :

  • Ai-je réellement envie de m'adonner à cette activité en ce moment ?
  • Est-ce que je fais ça pour mon plaisir ou parce que je pense que je devrais le faire ?
  • Est-ce que ce projet répond à un élan chez moi ? Ou à un conseil ou une prescription extérieure ?

L’antidote :

  1. Liste tes activités favorites qui te régénèrent.

Classe-les en activités créatrices (productives) et régénératrices (relaxantes). Assure-toi, quand tu as un moment de pause, de ne pas favoriser systématiquement les activités productives par rapport aux activités relaxantes et de puiser dans les 2 listes.

            2. Teste et transforme une activité productrice pure en activité relaxante.

  • Cuisiner un plat rien que pour toi (des nouilles en sachet par exemple).
  • Regarder un film ou une série à 0% de matière grise (mais un max de bling et de cash).
  • Lire un magazine sans intérêt intellectuel, juste pour les potins et le pétard de Julien Doré.
  • Remplacer une séance de sport intense par une séance cool : stretching, relaxation, yoga voire par pas de sport du tout mais un café (et un petit gâteau) en l'excellente compagnie de...toi-même.

          3. Si pour toi l'idée de ne rien faire te fait hyperventiler, pratique des activités super méga relax qui vont apaiser ton système nerveux.

  • Une courte séance de méditation de 5 à 10 min.
  • Ecouter ta playlist préférée blottie dans un plaid en sirotant une tasse de thé ou en dansant devant ton miroir.
  • Tester la cohérence cardiaque, l’ASMR, les bruits blancs...
  • Aller te promener dans la nature ou dans ta ville.
  • Buller devant les Reines du Shopping.
  • Caresser un petit animal à fourrure.
  • Faire un câlin où te faire câliner ou chouchouter : massage, soins de beauté, jacuzzi, spa...
  • Battre ton record à Freecell, Candy Crush…

....


Courir dans tous les sens.

Driver : Dépêche-toi/sois parfaite/fais des efforts.

Le fait de courir et de t'agiter en permanence indique que tu es coincée dans le mode survie de ton système nerveux. Celui-ci est convaincu pour une raison ou une autre que tu cours un danger, que tu es en insécurité et il a déclenché l’état d’alerte. Tu galopes quelque part entre le mode fight (combattre) et le mode flight (fuir).

La vitesse est toujours indicatrice d'un stress : le corps, mû par l'adrénaline et la noradrénaline nous pousse à agir, vite.

  • Tu peux entretenir le fantasme de la « boss » hyper-active, hyper- productive qui gère tout : sa carrière, sa famille, sa vie affective, ses loisirs, son développement personnel… toi, le stress ; les échéances, ça te galvanise !

Tu nies volontairement (ou pas) qu’un stress est toujours une réaction de défense et non une stratégie librement choisie et élaborée. Bercée par tes illusions de toute puissance, tu entretiens ton mode guerrier, le mode fight : combattre.

Et tu ne conscientises pas que ce mode de fonctionnement t’épuise à la vitesse de l’éclair.

  • Ou, convaincue d’être la sauveuse du monde, tu es surmenée, submergée, tu essaies de concilier tout et tu t'enfonces. Tu penses que tu dois aller de plus en plus vite pour arriver à tout gérer. Tu t'agites de plus en plus mais tu es ou te sens de moins en moins efficace.

Ton cerveau commence à bugger.

Tu es toujours en mode guerrière, « altruiste cette fois » (mode fight) mais tu commences à chercher la sortie.

Dans le meilleur des cas : une pause, des vacances, un changement de vie ou de l’aide mais dans le pire, la porte de sortie va prendre peu à peu la forme de l'épuisement ou du burn-out qui est le flight (fuite) suprême (avant les 4 plaques de Mogadon finales).

Les questions à se poser :

  • Qu'est-ce qui en moi se sent tellement insécure à l'idée de prendre le temps ?
  • Qu'est-ce qui en moi considère qu'il est inconcevable de prendre le temps de faire et de vivre les choses à mon rythme et pour quelle raison ?
  • Qu'est-ce qui en moins considère qu'il est plus important de gérer ces tâches que de m'occuper de ma santé, de mon équilibre psychique et physique ?

L’antidote :

  1. Ralentir.

« Si tu n'as pas de problème, pourquoi te presser ? Si tu as un problème, pourquoi te presser ? » Proverbe afghan.

  • Prévois des plages horaires 2 fois plus longues que celles que tu prévois d'habitude pour une tâche donnée.
  • Reporte toutes les échéances que tu peux reporter pour te laisser davantage de temps et te laisser une chance de pouvoir faire les choses à un rythme plus paisible, serein.
  • Prévois des zones tampons incompressibles entre les tâches, les activités, les interactions sociales.

          2. Instaure le monotâche.

Notre cerveau n'est pas multitâche : c'est un mode de fonctionnement de réaction et de stress qui l’épuise.

==) instaure des systèmes qui t'empêchent d'être dérangée quand tu fais quelque chose et essaie autant que possible de faire une chose à la fois.

  • Coupe les notifications sur ton téléphone.
  • Mets-le sur mode avion quand tu as besoin de concentration ou que tu te régénères.
  • Quand tu es avec tes proches ou des amis, soit totalement avec eux et pas avec eux et sur ton téléphone.
  • Quand tu manges ne fait que manger : ne regarde pas en même temps la télé, ne suis pas ton fil d'actu sur Facebook, ne surfe pas sur le net…

         3. Anticipe.

Le fait de courir dans tous les sens étant une réaction d'apaisement à ton insécurité, tu peux faire baisser celle-ci en amont en anticipant davantage.

L’anticipation ayant pour caractéristique première de faire baisser la part d'imprévu, tu devrais être moins en réaction et plus en terrain connu.

==) Utilise la technique du si… alors…

Envisage tous les cas de figure qui peuvent se présenter à toi et les stratégies que tu mettras en place si ces cas de figure se produisent.

Exemple :

  • Si j'ai peur d'arriver en retard le matin, je peux me lever 20 minutes plus tôt.
  • Si je suis quand même coincée dans un embouteillage, je peux téléphoner au bureau pour prévenir que je serai en retard.
  • Je peux également prévenir la nounou qu'elle soit à la maison demain matin à telle heure.
  • Et prévenir ma collaboratrice de l'état d'avancement de mon dossier pour qu'elle puisse le poursuivre en attendant que j'arrive.
  • Je peux aussi prévenir les extraterrestres qu'ils ne m'enlèvent pas demain matin.
  • S’ils le font quand même : prévenir ma collaboratrice que j'ai caché un mot précisant que j'ai été enlevée par des extraterrestres, que ce mot se trouve dans le tiroir de mon bureau et que si je ne suis pas là à telle heure qu'elle prévienne la direction et la nounou.
  • (Si les extraterrestres m'enlèvent moi, ma collaboratrice et ma nounou, qui prévenir?)
  • (Je me demande si les extraterrestres sont jolis garçons.)
  • (Est-ce qu'ils ont plusieurs pénis ?)
  • (…vivement demain !)


Et voilà !

(Tu es arrivée au bout de cet article de 3 kilomètres : félicitations!)

Tu sais à présent quelles sont les 5 habitudes à garder sous contrôle.

Tu sais également quoi faire pour relâcher la pression et amener de l'air et de la légèreté dans ta vie.

Un petit conseil : histoire de ne pas retomber dans les drivers : va plus vite/ sois parfaite/ fais encore un effort : commence lentement en te respectant, pas à pas : en douceur !

==) Choisis parmi les 17 propositions d'antidotes, celle qui te semble la plus simple, la plus rapide, facile, abordable à mettre en place ici et maintenant.

Prends le temps de l'intégrer dans ta vie de tous les jours.

Pour qu'une nouvelle habitude se mette en place, il faut compter entre 3 semaines et 3 mois : rien ne presse !

==) Adieu driver « dépêche-toi » !

Dans 3 semaines ou 3 mois, quand tu auras déjà pu constater les bienfaits de cette nouvelle habitude, penche-toi sur une deuxième. Et installe-la de nouveau en prenant le temps et en respectant tes rythmes et tes besoins.

Ce n’est pas tout !!!

Comme je te l'ai promis au début de cet article, voici une super ressource d’Aurélie Da Silva, spécialiste du Syndrôme de l'Imposteur. 

Si tu penses souffrir du syndrome de l'imposteur, matte cette vidéo-live sur Les 13 manières dont tu es susceptible de te mettre la pression au boulot et comment sortir et en finir avec tout ça.

Click to play



Enfin, pour terminer cet article : j'ai encore un petit cadeau pour toi !

Une magnifique infographie qui te résume le contenu de ce fabuleux article.

Colle-la sur ton frigidaire et savoure ta nouvelle vie plus légère !

les-5-habitudes-qui-te-mettent-une-pression-de-dingue

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Kate

Kate est coach de vie en épanouissement personnel.

Elle a créé ce blog pour aider les femmes à se reconnecter à la sérénité, à l'épanouissement, et au plaisir. 

Tu trouveras ici des outils simples et concrets pour rétablir la douceur et la joie dans ta vie de tous les jours.

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CADEAU

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